Comment savoir si le moteur d’un volet roulant est mort ?

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Le volet roulant se présente comme un contrevent idéal qu’on utilise le plus souvent dans les maisons au niveau des ouvertures et des fermetures. Il couvre l’espace intérieur contre le soleil et les regards des curieux, en plus de jouer le rôle d’un bon isolant contre le chaud ou le froid. Ce dispositif se compose de lames articulées qui s’enroulent via une action manuelle ou motorisée dans un boîtier au-dessus de l’ouverture.

Les modèles motorisés sont, de nos jours, les plus en vogue. Il suffit d’appuyer sur une commande électrique pour que le volet s’enroule sur lui-même et fonctionne. Cette aisance d’utilisation a, toutefois, son petit défaut, à savoir la panne du moteur. Alors, comment on peut soupçonner la mort du moteur du volet roulant ? Réponse dans les lignes qui suivent.

Les caractéristiques des moteurs du volet roulant

Il s’agit d’un moteur tubulaire filaire avec récepteur intégré. Le tube, qui est généralement de 35 MM, est un tube télescopique motorisé et fragmenté en trois parties.

Ledit moteur est doté d’un câble électrique et d’un adaptateur de tête pour assurer la connexion du tube et des anneaux de fixation. Sa puissance va en fonction avec la hauteur totale du tablier. Il s’intègre parfaitement au tube, d’où vient son appellation « moteur tubulaire ». On le retrouve alors dans le tube d’enroulement du tablier qui constitue un ensemble de lames assemblées et imbriquées entre elles.

Une fois branché à l’électricité et en fonction de sa technologie, le moteur tubulaire du volet roulant fonctionne soit avec un interrupteur, soit avec un émetteur. D’ailleurs, on distingue entre deux technologies de moteurs.

Le moteur filaire pour volet roulant

Ce système concerne la motorisation avec câble électrique branché à un interrupteur mural encastré ou posé en saillie. Il est facilement programmable assurant ainsi la solidité du mécanisme et la facilité de manipulation (automatisation de la descente et de la montée du volet).

Outre le bloc moteur classique avec son cœur magnétique, son bobinage de cuivre et son alimentation électrique, le moteur tubulaire filaire destiné à la motorisation des volets roulants intègre les composants suivants :

  • Un module de fin de course : destiné à régler automatiquement, en toute fin de manœuvre, l’arrêt haut et bas du moteur.
  • Un module de sécurité thermique : au cas où le moteur chauffe anormalement : par exemple dans le cas d’un volet qui force pour blocage du tablier ou dans le cas d’une utilisation trop intensive. Ce dispositif coupe automatiquement l’alimentation pour éviter les risques de surchauffe, voire d’incendie.
  • Des adaptations tube/moteur : composées d’une roue d’entrainement moteur et d’une couronne pour intégrer parfaitement le moteur à la forme du tube.
  • Un support moteur : pour permettre de fixer la tête du moteur sur le coffre du volet roulant.

Le moteur intégrant la technologie radio

Ça concerne tout moteur manœuvré à distance par télécommande. C’est un moteur qu’on peut piloter à distance à partir de la télécommande ou même d’un smartphone ou d’une tablette qui permettent un retour d’informations sur l’état du volet roulant en question (ouvert, fermé ou en cours de manœuvre.). Solution ultra confortable et pratique, la motorisation radio-télécommandée représente le haut de gamme en matière de motorisation des volets roulants.

Le moteur radio-télécommandée peut se connecter au box domotique de la maison qui regroupe l’ensemble de techniques visant à tout automatiser dans l’habitat (sécurité, gestion de l’énergie, communication, etc.). Il fonctionne avec le réseau électrique de l’habitat, mais il peut être relié à un panneau photovoltaïque pour fonctionner à l’énergie solaire.

Il y a différents types de télécommandes pour piloter un moteur radio. On distingue alors entre la télécommande uni-canal (un seul volet roulant), la télécommande multi canaux, la télécommande murale sans fil et la télécommande qui intègre la programmation horaire.

Comment savoir si le moteur d’un volet roulant est mort ?

Chacun des éléments composant le moteur du volet roulant peut tomber en panne de plus ou moins grande importance. Seul un entretien régulier du volet roulant permet de repérer les pièces usées ou certains dysfonctionnements afin d’anticiper les éventuelles pannes.

Cependant, on n’est jamais à l’abri d’un problème qui met en péril la vie du moteur. Lorsque le volet roulant refuse de monter ou de descendre, des signes peuvent tirer la sonnette d’alarme pour nous inviter à réagir :

Au niveau du moteur

Il faut tout d’abord écouter si le moteur fait du bruit lorsqu’on active la commande ou pas. S’il fait du bruit, c’est que le moteur fonctionne et qu’il n’est pas la cause directe de la panne.

Si le moteur, malgré bien qu’il se trouve sous tension, ne fait aucune réaction, il faut tester, à l’aide d’un testeur électronique, s’il est correctement alimenté en électricité 220 V ou pas

Si le moteur est correctement alimenté en courant électrique 220 V, on peut remettre en cause l’un des fusibles ce qui implique d’autres vérifications dont on cite à titre d’exemple :

  • L’âge du moteur : s’il a dépassé les dix ans, c’est qu’il commence à être fatigué et n’a plus la même puissance.
  • Le condensateur du moteur : s’il n’a plus la même capacité de stockage d’électricité. Pour vérifier l’état du condensateur, il faut débrancher les deux fils de montée et de descente du moteur et essayer de le faire tourner pour voir s’il fonctionne ou pas.
  • L’état des lames : si elles sont mal alignées ou cassées, elles bloquent l’enroulement du volet roulant à même que le moteur en pâtit.

Lire aussi: Quelle est la durée de vie d’un moteur de volet roulant ?

Au niveau du volet roulant

Des événements comme les vents violents, les inondations et les fortes intempéries peuvent abîmer un volet roulant, endommager son axe d’enroulement, casser et décaler ses lames. Si le moindre détail des damages précités fait pâtir facilement un moteur d’un volet roulant, c’est qu’il est mort.